EDITO / 05-04-2007 / Marion Le Texier, 17 ans : 22 avril = 21 avril + 1 ?
Par Marion Le Texier, 17 ans, lycée Paul Lapie de Courbevoie (92), qui participe au journal InterPaul.
ll fut un temps où Le Pen faisait peur, où il effrayait les grands enfants jusque dans leur lit. Il fut un temps où voter Le Pen était une honte presque un secret de famille, qu'on disait à voix basse comme cherchant à en expier la faute. Il fut un temps où lorsque Le Pen passait un second tour, on croyait notre belle démocratie arrivée à son dernier souffle, on défilait par milliers dans les rues pour réaffirmer jusqu'aux principes même d'égalité et de respect. Et aujourd'hui ?
Bah le bon vieux bonhomme, il fait presque partie du paysage. Allez donner lui ses signatures s'il vous plait, il fait de mal à personne le pauvre bougre! Et puis Le Pen au c'est un peu la France profonde, celle des valeurs nationales, du patriotisme. Il est ce grand-père résistant que l'on a eu ou que l'on aimerait avoir, un peu raciste sur les bords mais si attaché à ses terres que s'en est excusable. Bref il nous effraie pas plus que s'il s'était appelé Arlette. Arrivé à l'âge de retraite, nous le croyons tout juste bon à se prendre une défaite cuisante.
Mais c'est de Le Pen qu'on parle pas d'Alette Laguiller ! C'est 15% d'intentions de vote qui ne faiblissent pas, c'est l'électorat le plus fidèle ! Oyez braves gens, le temps de la possibilité d'une extrême droite au deuxième tour n'est pas révolu bien loin de là! Ne croyez pas que la terreur des politiques se soit adouci avec les années, ce serait une erreur . Il reste au contraire toujours fidèle à lui même, terrifiant de génie politique, profitant de chaque échec de notre gouvernement pour accroître son influence.
D'ailleurs est ce pas justement un des arguments " made in F.N " d'avoir su rester campé sur ses positions? Alors si nous le trouvons presque un air de ressemblance avec notre grand père, c'est que nous, public plein de compassion avons changer, qu'en quelque sorte, nous nous sommes habitués à ses discours à la limite du politiquement correct. Votons pour ou contre Le Pen mais sachons pour qui nous votons, ne nous endormons dans l'habitude car il incarne plus que jamais une extrême droite que nous étions prés de 80 % à condamner.



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